Le bon look, c’est cool!

Le bon look, c’est cool!
Publié le 15 novembre 2009 à 10h18
Martine Letarte, collaboration spéciale La Presse

Mireille déteste magasiner. Pour elle, toutes les raisons sont bonnes pour repousser cette corvée. Au printemps dernier, elle a réalisé que plus rien ne lui allait dans sa garde-robe et qu’elle perdait 15 ou 20 minutes chaque matin à essayer d’agencer quelques vêtements dans lesquels elle n’était plus confortable.

«Je me suis tannée et je suis allée faire les boutiques. J’ai vu tellement de vêtements que je ne savais pas du tout quoi choisir et ce qui serait approprié pour moi. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’appeler Les Effrontés», indique-t-elle.

Cette agence de style et d’image, qui fête ses 10 ans cette année, s’adapte à la personnalité de la personne, à son budget et bien sûr, à son milieu de travail.

«On n’habille pas de la même façon une personne qui travaille dans un milieu créatif, comme une agence de pub, que quelqu’un qui est dans un secteur plus formel, comme le droit ou les finances, où on a besoin de sentir une certaine rigueur dans l’image», indique Marie-Claude Pelletier, présidente fondatrice de l’agence Les Effrontés.

Pour cette styliste, quelqu’un qui ne prend pas soin de son image peut même saboter sa carrière ou du moins, gravir les échelons beaucoup moins rapidement que s’il affichait un look irréprochable.

Danielle Labre, conseillère en ressources humaines agréées, et associée principale au cabinet-conseil Vézina Nadeau Labre, hésite au départ à donner autant d’importance au style. «Si j’ai le choix entre un candidat compétent et un autre bien habillé, je choisis sans hésiter celui qui est compétent.»

Et si les deux sont aussi compétents? «C’est vrai dans ce cas-là, je choisis celui qui correspond le plus aux valeurs de l’organisation, donc oui, c’est vrai que je regarderai le style», convient Mme Labre.

«Évidemment, ce n’est pas politiquement correct pour une entreprise de dire qu’elle engage des gens en considérant aussi leur image, mais consciemment ou pas, ça se fait», remarque Marie-Claude.

Cohésion

Danielle Labre parlerait davantage de cohésion entre l’employé et son milieu de travail. «Le style c’est un peu le reflet de ce que l’on est. Si l’image que dégage un candidat ne concorde pas avec un environnement de travail, il se peut que ce soit parce que cet emploi ne le rendrait pas heureux», précise Mme Labre.

Sans nécessairement afficher un look inadéquat, plusieurs travailleurs font tout de même des faux pas en matière de style. Quels sont les plus fréquents?

«Plusieurs hommes choisissent des chemises et des complets trop grands, ce qui écrase leur silhouette. À l’opposé, plusieurs jeunes femmes ont tendance à choisir des vêtements trop ajustés. Une partie importante de notre travail est d’équilibrer les excès», indique Marie-Claude.

Le résultat? «Lorsque quelqu’un se sent bien dans ses vêtements, il change automatiquement sa posture et il dégage une meilleure confiance en lui», ajoute-t-elle.

Mireille peut en témoigner. «Je suis vraiment plus à l’aise dans mes vêtements. C’est psychologique, mais quand même, je dirais que ça joue sur ma confiance. Et c’est sans compter tout le temps que j’économise le matin! Je sais que mes vêtements me vont tous bien et je sais comment les agencer.»

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les services de l’agence Les Effrontés demeurent abordables. Pour 250$, un styliste rencontre un client pendant une heure avant de partir magasiner pour lui. Ensuite, le styliste conseille son client lors d’une séance d’essayage de deux heures.

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